Article rédigé par Julien, Tech Expert chez Dn’D

Depuis plusieurs années, nous observons un enrichissement massif de l’offre disponible autour des solutions SaaS : plateforme E-Commerce, PIM, CRM, ETL, Facturation, ERP…tous les domaines sont concernés et les utilisateurs se posent légitimement la question de passer le pas.

Par sa durée et les enjeux auxquels elle répond, cette transformation va au-delà de la simple mode et répond à des besoins métier concrets touchant de plus en plus d’acteurs. Dans notre domaine où tout change très vite et où la capacité d’adaptation est indispensable pour survivre, le SaaS offre une réponse nouvelle aux besoins quotidiens essentiels des entreprises : résilience, agilité, sécurité.

La “SaaSification” : beaucoup plus qu’un simple passage au cloud

Cette bascule progressive vers des services SaaS est à mettre en regard du SI traditionnel, en self-hosting ou infogéré, répondant à des besoins ciblés pour des équipes isolées, avec peu de communication entre elles.

Il y a une vingtaine d’années, dans un contexte d’essor du web et des premiers services en ligne, les logiciels répondaient avant tout à un besoin d’automatisation de tâches spécifiques pour optimiser la gestion d’informations ciblées. Aujourd’hui, tout est lié, et les entreprises ne peuvent être efficaces qu’en mutualisant les données de l’ensemble de leurs branches.

Au-delà du mode d’hébergement des solutions logicielles, c’est donc l’usage même de l’information qui est repensé. Celle-ci doit pouvoir passer d’un système à l’autre, avec un coût minimum et une agilité maximum pour les entreprises, tout en évoluant en même temps que les dernières technologies.

L’enjeu principal n’est pas de tout externaliser, mais d’intégrer progressivement des briques SaaS adaptées pour gagner en souplesse et en capacité d’innovation là où c’est le plus critique.

Pourquoi cette transformation vers le SaaS est-elle incontournable ?

Les modes de consommation de la donnée, ainsi que les habitudes de production, ont beaucoup changé ces dernières années. L’accélération des cycles de production, les besoins de mobilité, le travail à distance, amènent avec eux des usages nouveaux et des exigences spécifiques.

Dans le pilotage des entreprises, le suivi financier implique une maîtrise des coûts rigoureuse, demandant par conséquent la réduction des coûts d’infrastructure, la visibilité sur les budgets à allouer, favorisant de fait le passage à des modèles économiques plus prévisibles (OPEX plutôt que CAPEX).

Les exigences de sécurité, rehaussées par l’impact potentiel sur la réputation des entreprises et par la valeur même de la confidentialité des données, amènent à repenser les standards de sécurité. 

Sur cet aspect, le SaaS aura généralement des exigences supérieures à celles d’un SI on-premise, du fait de la taille des acteurs présents et des menaces auxquelles ils doivent répondre. La possibilité de se décharger de ces exigences de sécurité et de maintenabilité des plateformes est particulièrement séduisante pour les utilisateurs des solutions SaaS.

La mise en œuvre technique de ces exigences métier se traduit par une migration progressive vers l’écosystème SaaS.

Une transformation progressive et maîtrisée

Cette transformation du SI ne se décrète pas, elle s’anticipe et se planifie en une démarche cohérente. L’objectif n’est pas de tout migrer d’un bloc, mais de construire une trajectoire réaliste, en cohérence avec les priorités métiers, le retour sur investissement attendu et les contraintes internes. Cette approche progressive réduit les risques, donne de la visibilité aux équipes et permet d’obtenir des gains rapides sans perturber l’activité.

Cette priorisation demande d’auditer l’existant avant toute action concrète. Comme pour toute transformation majeure du système, il faut donc cartographier les applications, et identifier notamment celles qui sont obsolètes, critiques, ou interdépendantes. Ceci permet d’identifier les risques principaux et d’ordonner les actions à venir dans une feuille de route détaillée.

Cette étape doit donner suffisamment d’information pour identifier quelles sont les briques à conserver, à faire évoluer ou bien à remplacer, en vue de préparer le terrain pour des transformations futures plus profondes.

La réussite d’une transformation SaaS repose en grande partie sur la capacité des systèmes à dialoguer entre eux. C’est pourquoi la conception d’API robustes et sécurisées devient un enjeu central. Elles permettent de faire circuler les données de manière fiable, d’éviter les silos, et d’intégrer progressivement des services SaaS sans casser l’existant. La mise en place d’un ETL peut également faire partie des solutions possibles pour faciliter le transit de l’information au sein du SI.

Le rôle clé de l’expertise technique et stratégique

La réussite de cette transformation ne repose pas uniquement sur la sélection d’outils pertinents : elle dépend aussi et surtout de la capacité à orchestrer leur intégration, à assurer leur cohérence avec le SI existant et à les adapter aux besoins métiers. Cette étape est déterminante pour atteindre une cohérence dans le choix des services et un écosystème véritablement performant.

L’offre SaaS est extrêmement riche, et tout aussi complexe. Pour un même besoin, plusieurs solutions coexistent, avec des approches différentes en matière d’ergonomie, d’architecture, de sécurité, de tarification ou de qualité de support. Comparer ces options, les tester et anticiper leur impact sur le futur SI demande une vision large et une compréhension complète de vos problématiques métier.

L’accompagnement d’un expert permet d’évaluer objectivement ces alternatives et d’identifier celles qui s’inscrivent dans une trajectoire durable. L’enjeu est de choisir un outil performant, et qui le restera une fois intégré dans le contexte de votre activité.

Un conseil stratégique permet d’autre part d’arbitrer entre ce qui doit être personnalisé, ce qui doit être modifié côté métier, et ce qu’il vaut mieux laisser en standard pour préserver la maintenabilité. Cet équilibre, parfois subtil, conditionne la capacité à faire évoluer la solution dans la durée sans dérive technique.

Enfin, une bonne intégration passe par des interfaçages robustes, sécurisés et documentés, souvent développés sur mesure pour garantir la fluidité des flux. Cela implique de maîtriser les API des éditeurs, de concevoir des architectures d’échange fiables et de mettre en place des mécanismes de supervision pour assurer la continuité de service. C’est dans cette couche d’intégration que se joue la cohérence globale du SI : éviter les silos, assurer la qualité des données et garantir une expérience homogène pour les utilisateurs.

Le ratio bénéfices/risques à la loupe

De l’agilité, de la performance et de la résilience

Une approche SaaS offre généralement des gains organisationnels immédiats. En plus de se décharger du poids de la gestion de l’infrastructure, un vrai gain est à noter concernant la disponibilité des services. Les mises à jour et évolutions des outils se font de manière transparente, en toute indépendance des autres composants de votre écosystème. 

Par ailleurs, ces outils, par leur conception, sont scalables et s’adapteront à vos besoins en termes de volume de données, de disponibilité, et de trafic, vous offrant une meilleure réponse face aux changements économiques ou organisationnels à venir.

Une vigilance nécessaire pour éviter les écueils 

Toutefois, il convient de connaître les risques de ce modèle pour mieux les anticiper. 

La relative facilité avec laquelle on peut aujourd’hui souscrire à des services qui s’intègre dans le SI ne doit pas faire oublier que des coûts existent et sont proportionnels à votre volume d’activité pour la plupart des fournisseurs. La dépendance à un fournisseur extérieur, notamment dans le cas de solutions propriétaires, peut aussi être problématique dans ce modèle où le fournisseur est le garant de vos données et de la continuité du service. Enfin, en ce qui concerne l’Europe, l’origine géographique des acteurs entre souvent en jeu dans le choix final, du fait des réglementations liées au RGPD et aux différences législatives outre-atlantique. Les conditions contractuelles doivent donc être étudiées avec le plus grand soin avant de se lancer.

La présence d’une gouvernance solide est nécessaire pour tenir le cap et éviter les dérives budgétaires et structurelles à long terme.

En résumé : la transition vers le SaaS est au service de la performance métier

La montée en puissance des SaaS est une excellente opportunité pour transformer un système d’information en une plateforme agile, moderne et tournée vers l’innovation. Cette transformation n’est pas un objectif en soi, mais un moyen de gagner en agilité, en sécurité et en compétitivité, tant que l’on reste attentif aux risques car à un pilotage pointilleux.

Avec une stratégie claire d’audit et de gouvernance, l’entreprise peut bénéficier du meilleur des deux mondes : la puissance du cloud et la maîtrise de son écosystème numérique.

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